Survol des temples de Bagan en montgolfière

Parmi les expériences qui sont sur ma liste avant de quitter le Myanmar et qui me font rêver depuis longtemps, il y avait le survol de Bagan en montgolfière. Comme c’est une activité luxueuse et onéreuse, nous l’avions mise sur notre liste de mariage. C’est donc grâce à la générosité de nos familles et amis que nous avons pu s’offrir cette expérience unique qu’on ne fait qu’une fois dans sa vie.

Il existe 4 compagnies différentes, et nous avons choisi Balloons over Bagan, qui est celle que je connaissais le mieux.

Retour en images sur cette expérience magique.

Les préparatifs

Tout commence à 5h30 lorsque le vieux bus Chevrolet en bois de l’époque coloniale vient nous chercher à l’hôtel pour nous conduire à 30-40 minutes du centre de Bagan vers un immense champ.

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C’est là que nous rencontrons l’équipe et notre pilote, Robert. Après un café dans la pénombre, c’est l’heure du briefing de sécurité et des préparatifs.

Robert nous explique de façon enjouée les consignes à respecter pendant les différentes étapes : le décollage, le survol et l’atterrissage, puis nous indique notre position dans la nacelle. Il nous montre également la position de sécurité à adopter avant l’atterrissage, en nous présentant les différents cas de figure : soit on atterrit en douceur, la nacelle droite, soit la nacelle se renverse et peut être traînée au sol sur plusieurs mètres…

A la fin du briefing, Robert demande tout sourire à notre petit groupe « Alors, qui se sent nerveux ? » et je suis la seule à lever la main. J’avoue que la perspective de l’atterrissage ne me plaît guère !

Revenons-en aux préparatifs : toutes les montgolfières sont à plats, les unes à côté des autres, et les nacelles renversées sur le côté, attachées au bus.

L’équipage commence ensuite à remplir le ballon d’air froid à l’aide de puissants ventilateurs.

En quelques minutes seulement, le ballon gonfle et gonfle pour atteindre sa taille maximale. Le ballon est impressionnant, on se sent vraiment tout petit à côté, d’autant plus que c’est tout le champ qui se remplit petit à petit de ces immenses ballons.

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Une fois le ballon entièrement gonflé, c’est au tour du pilote de propulser de l’air chaud à intervalles réguliers.

Et là… magie, magie, le ballon s’élève et l’équipage relève la nacelle.

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La vue sur toutes les montgolfières encore au sol et illuminées par les flammes est magnifique…

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Décollage

Ni une, ni deux, Robert nous fait signe d’embarquer. La compagnie Balloons over Bagan propose différentes configurations de nacelle : chaque nacelle a 4 compartiments, mais elles peuvent accueillir entre 8 et 16 passagers selon la taille de la montgolfière. Nous étions dans une nacelle de 8 personnes, donc nous partagions le compartiment avec un autre couple.

Notre pilote continue d’alimenter le ballon en air chaud, et c’est là que nous pouvons mieux comprendre comme tout fonctionne. Attaché par de puissants câbles, au centre du ballon et juste au-dessus de nos têtes, se trouve ce qu’on appelle le brûleur. C’est l’appareil contrôlé par le pilote pour diriger le ballon.

A peine le temps de prendre quelques photos et sans même sentir quoi que soit, nous sommes déjà à quelques mètres du sol, entourés des autres montgolfières qui décollent lentement…

C’est parti pour 45 minutes de vol !

Le survol

En l’espace de quelques minutes après le décollage, on aperçoit déjà les premiers temples, qui font de la plaine de Bagan une région si visitée. Robert fait office de guide, en nous montrant les principaux temples et leur histoire.

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La vue imprenable sur la plaine aux premières lueurs du jour est incroyable. On distingue clairement les différents quartiers, les villages, les plantations, le fleuve Irrawaddy au loin…

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Nous avons juste à sortir nos appareils photos et la magie du lieu s’occupe du reste, aucun effort à faire. J’ai les yeux écarquillés, le sourire aux lèvres en continu, et je perds la notion du temps…

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Robert nous explique qu’il se déplace comme il veut, toujours en fonction des vents bien sûr, mais il peut diriger la montgolfière en 3 dimensions, et je suis stupéfaite de l’agilité dont il fait preuve pour orienter la nacelle de façon à ce que chacun des passagers ait une belle vue, ou tout simplement pour s’élever ou redescendre pour mieux apercevoir tel ou tel temple.

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Pendant le survol, le seul bruit qu’on entend est celui du brûleur et des flammes. Sinon, c’est le silence complet. A un moment donné, survenu de nulle part, on voit apparaître un drône, à quelques mètres de nous. Immédiatement, Robert se penche vers le temple que nous étions en train de survoler et où le propriétaire du drône se trouvait et lui crie « J’espère que vous avez une licence, sinon vous allez passer plusieurs années au Myanmar ! » Il nous explique alors que chaque appareil radio doit être enregistré et qu’il est illégal de faire voler son drône sans autorisation locale. Bon à savoir…

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Pendant le survol, j’ai appris que la montgolfière est le moyen de transport aérien le plus sûr. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise : on ne ressent aucun mouvement ou vertige. Les nacelles en rotin sont extrêmement stables, on ne vacille pas. Les ballons se déplacent en fonction du vent, donc même pour ceux qui souffrent de l’altitude, il ne devrait pas y avoir de problème.

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Par contre, ce qui m’a vraiment surprise, c’est la vitesse à laquelle nous volons. Comme nous suivons les vents, aucun signe de vitesse en l’air, même nos cheveux ne bougent pas. Le seul moyen d’attester de la vitesse, c’est de voir la distance parcourue en regardant la terre. Vite certes, mais assez lentement pour profiter de chaque vue.

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Au bout d’un moment (Combien exactement ? Je ne sais pas, je ne sais plus depuis combien de temps nous sommes partis, je m’en fiche, je profite de chaque minute à fond…), Robert nous dit qu’il est en train de voir au loin où nous pourrons atterrir. Il communique avec ses compères par radio. Les autres pilotes ont peur de faire un « sand land« , c’est-à-dire de devoir atterrir sur les bancs de sable, de l’autre côté du fleuve qu’on aperçoit au loin. Si les vents nous poussent au-delà du fleuve, nous dit Robert, l’atterrissage sera un peu plus difficile et il faudra attendre un moment avant que l’équipage puisse nous rejoindre en bateau et que nous puissions sortir de la nacelle.

D’ailleurs, nous voyons d’en haut les bus Chevrolet nous suivre sur les routes.

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La lumière change très rapidement. Nous devons attendre un moment avant de voir le soleil se pointer, déjà haut dans le ciel et de couleur rose/rouge vif. C’est peut-être le seul petit regret que j’aurais pendant ce survol, le fait que la lumière était finalement trop poudrée et pas assez intense, sans belles nuances que nous offrent parfois les levers du soleil.

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On profite, on espère que le vol ne s’arrêtera jamais, puis Robert nous annonce que nous allons bientôt atterrir. Il est de suite plus concentré et nous commençons tous à appréhender un peu, tout en prenant les dernières photos.

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La toute dernière photo prise avant notre atterrissage.

L'atterrissage

Enfin, notre pilote Robert crie « Landing position!« . Instantanément, nous voilà tous assis dans la nacelle, le dos, la tête et les épaules bien plaqués contre la paroi, les mains tendues devant nous en aggripant de toutes nos forces la corde de sécurité. Je tente de suivre le paysage à travers une petite ouverture sur ma droite, celle qui sert d’escalier pour grimper dans la nacelle. Je perds vite le fil en ne voyant que des arbres, impossible d’évaluer à quelle distance du sol nous sommes.

Puis d’un coup, le choc. La nacelle commence à vaciller, je prie intérieurement pour qu’elle ne se renverse pas, nous recevons des tas de brindilles, et nous entendons l’équipage arriver pour nous retenir. Et hop, nous voilà immobilisés !

Tout le monde s’agite pour retirer les câbles, nous restons bien cramponnés jusqu’à ce que Robert nous donne le feu vert pour nous lever et sortir de la nacelle. Wahou, ça ébouriffe !

Autour de nous, d’autres montgolfières atterrissent petit à petit. Les vendeurs locaux se pressent à notre arrivée pour nous présenter leur biens.

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Robert nous invite à voir l’intérieur de la montgolfière, depuis le trou béant au sommet du ballon.

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Puis, nous sommes conviés à célébrer notre survol avec un croissant et du champagne (il n’est que 8h du matin, oui, oui !) et Robert nous remet nos certificats. Pas peu fière, je peux maintenant dire que j’ai fait mon baptême en montgolfière à Bagan, quelle expérience !!!

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Un immense merci à toute l’équipe de Balloons over Bagan pour leur efficacité, leur gentillesse et leur professionnalisme !

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Informations pratiques :

  • Prix : 285€ par personne pour le survol classique
  • Durée : le vol dure environ 45 minutes, en fonction du vent et de la météo. Les sites de décollage et d’atterrissage varient également en fonction du temps. Ce sont les pilotes en commande le jour de l’expérience qui décident des sites.
  • Disponibilité : l’activité est disponible d’octobre à mi-avril, au lever du soleil uniquement. Les conditions climatiques en soirée à Bagan ne sont pas favorables pour les vols au coucher du soleil.
  • Réservation : si c’est une expérience qui vous intéresse, je vous recommande très fortement de réserver à l’avance, car c’est une activité très prisée par les touristes et agences de voyages. Vous pouvez réserver sur le site internet ou directement au bureau à Bagan (Adresse : à côté de l’hôtel Zfreeti, Thiripyitsaya Block #5, Nyaung U / Tél. : ‎+95 6 1246 0713, ‎+95 9 448 045 716 / Bureaux ouverts de 9h à 20h du lundi au samedi). Pour info, on vous demande votre poids à la réservation, ce qui est entièrement normal pour que les pilotes puissent faire le planning des nacelles la veille du survol en fonction du poids des passagers.
  • Annulation & remboursement : il arrive assez souvent que les survols soient annulés pour des raisons météorologiques, mais toutes les compagnies remboursent les frais à 100%.

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J’espère que cet article vous a plu et vous aura donné envie de faire ce survol ! Pour ma part, j’ai déjà envie d’aller en Turquie pour faire celui au-dessus de la Cappadoce !

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10 commentaires sur « Survol des temples de Bagan en montgolfière »

  1. Coucou Camille, je me suis régalée de lire ton récit sur le survol en montgolfière au-dessus de Bagan !!!! J’ai toujours des gravures de Bagan au dessus de mon lit dans mon nouveau petit studio !!!! J’avais flashé sur ce lieux en consultant votre liste de mariage. Là je suis carrément comblée par toutes ces magnifiques photos !!!

    Follow enjoying your life and being so beautiful !!!!
    Nicole

    Aimé par 1 personne

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